Live Report by Tuco – RVG – Paris, Café de la Danse – 02 Décembre 2023

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L’algorithme de ma plateforme musicale favorite est formel, « Brain Worms » figure dans le top 5 de mes albums 2023 préférés et « Nothing Really Change » est le titre que j’ai le plus écouté cette année.

J’avoue, je suis devenu fan de RVG avec leur excellent précédent et deuxième album « Feral ». Avec le merveilleux troisième opus « Brain Worms », je suis définitivement conquis. Le rock comme je l’aime, mélodique et électrique, sombre et lumineux, guitares en tête soutenues par des synthés discrets. Et que dire de la voix et de l’interprétation de Romy Vager ? Juste qu’elle fait partie des grandes.

 

Les RVG sont au Café de la Danse en cette soirée du 2 décembre, à l’affiche du festival « Les femmes s’en mêlent ». Nous sommes sûrs que le Romy Vager Group fera certainement plus que de s’en mêler. Pourtant ce soir, nous sommes inquiets, Romy nous dit qu’elle est malade avec une voix toujours fragile. Effectivement durant le premier quart d’heure du concert, le groupe est à la peine. J’ai l’impression que ce n’est pas seulement la voix de Romy, mais le son de l’ensemble. Les formidables titres « Midnight Sun » et « It’s not easy » sont du coup un peu mal traités. Cela me fait de la peine.

 

Mais heureusement soudain tout s’éclaircit ! Romy et son groupe continue d’enchainer les titres de leur dernier album: « Giant Snake », « Tropic of the cancer » et le hit « Nothing Really Change ». Romy disparait de notre champ de vision à chaque super solo de guitare dont elle nous fait grâce, genoux à terre et tête baissée.
A côté d’elle, Reuben Bloxham tient la barraque la main droite sur le manche de sa Rickenbacker et la main gauche occupée au synthé.

Je suis définitivement emporté par l’hypnotique « Squid » sur lequel Romy Vager donne sa pleine mesure. On essaye de reprendre avec elle « Don’t got back in time / It’s not worth it! / I’m under the water », mais on est subjugué. Quelle voix ! Quelle interprétation !

On apprécie aussi les titres forts de l’album « Feral ». « I used to love you » et ses paroles de rupture sèches et limpides. Sombre comme souvent avec Romy, émouvant aussi . Très sombre parfois comme avec le titre « Alexandra » et son texte saisissant ” Come Monday morning/You may find me dead/You may not find my body/But you may find my head/In a motel closet/Or under a motel bed/ This is the life that I lead “.

Le concert est passé beaucoup trop vite. Il s’achève sur « Vincent Van Gogh » extrait du premier album « A Quality of Mercy ». Le public en redemande avec insistance, sans succès.

RVG mérite d’entrer officiellement dans la cour des grands. Nous suivrons cela de près, pour le prochain album et le prochain concert en France.

You're Gonna Need Someone On Your Side