Album du mois – Johnny Marr – Call The Comet

Release Date: 15 juin 2018
Label: New Voodoo Records
Catalog: Warner Music

Cet automne, Morrissey publiait Low in High School, un album dans lequel il nous invitait à rester au lit toute la journée tout en nous exhortant à « ne plus regarder les informations ».

Aujourd’hui, quatre ans après Playland, Johnny Marr, l’ancien guitariste de The Smiths, revient avec Call The Comet, son troisième album studio.

Call The Comet est un disque de rock composé de douze titres lumineux. Sans doute son meilleur opus en solo à ce jour. La plupart des morceaux dépassent les quatre minutes : les guitares vibrent intensément, l’ensemble dégage un parfum pop évident, avec par moments des accents coldwave.

Le morceau d’ouverture, Rise, constitue un vibrant appel à l’action.

The Tracers, premier single de l’album, est une jolie décharge d’électricité pop. Résolument mélancolique, Johnny Marr joue de subtilité avec l’élégant Hey Angel.

My Eternal (mon préféré) évoque pleinement les années 80 avec ses guitares stridentes et ses effluves new wave. On y retrouve la sueur du Capri et l’atmosphère sombre des pistes de danse du Mélo.

Sur A Different Gun, Johnny Marr aborde le sujet bouleversant des attentats de Nice en 2016 et de Manchester l’année suivante.

Parmi les autres titres marquants, citons Spiral Cities, avec son clin d’œil au son des Cure des années 90, Hi Hello, chaleureux et délicat, qui rappelle à la fois Dancing Barefoot de Patti Smith et There Is a Light That Never Goes Out des Smiths.

Actor Attractor se révèle sombre et mélancolique.

Walk Into the Sea nous plonge dans une ambiance romantique irrésistible. On aurait presque envie d’inviter quelqu’un à danser, porté par le piano et des guitares post-rock aux tonalités sombres.

Day In Day Out fait clairement écho à l’univers des Smiths, notamment à des titres comme Bigmouth Strikes Again ou The Headmaster Ritual.

Enfin, New Dominions (mon autre favori) développe une atmosphère qui évoque Bauhaus et renvoie à Bela Lugosi’s Dead. L’une des plus belles réussites d’un album particulièrement abouti.