Live Report By Tuco – Miles Kane – Paris, Le Trianon (20/03/26)

Quel talent ce Miles Kane ! C’est ce que je me dis à chaque fois que j’écoute ses albums solos ou les deux albums des Last Shadow Puppets qu’il composa avec son compère Alex Turner (un jour un troisième ?).

Je l’avais raté il y a deux ans à la Cigale. On peut pas être partout mais je l’avais regretté. La Cigale était en feu m’avait dit Nano. Cette année Miles Kane revient sur le même Boulevard de Rochechouart, cette fois-ci au Trianon. Et cette fois-ci, j’y suis !

Le public est varié sur le plan générationnel, avec à vue d’œil une majorité de trentas. Miles Kane nous présente, sur cette tournée, son dernier album Sunlight in the Shadows, un album très électrique aux accents glam rock et rempli d’ingrédients que le gars de Liverpool maitrise à merveille. Je l’avais placé dans mon Top albums 2025 sur Romu.Rocks.

 

 

L’album Sunlight in the Shadows recèle des titres taillés pour la scène et sera bien représenté ce soir. Le show commence sur Sing a Song to Love. Guitares plein pot, trois sur scène dont celle de Miles Kane en tête. On enchaine avec le glam Electric Flower, le public commence à s’échauffer. Puis la merveille pop Rearrange, hit extrait du premier album solo Colour Of Trap sorti en 2011 que le public reprend en chœur (là où je suis les voix féminines l’emportent largement).

On s’émoustille sur Troubled Son, extrait du précédent album One Man Band.  Place à l’album Coup de Grace avec le titre Cry on My Guitar.

 

Miles Kane marche comme sur l’eau, voix et guitare impeccables. La disposition sur scène fait que ses musiciens sont au second plan, la batteuse est même quasi invisible tout au fond. Cela donne peut donner une impression de peu de communication entre les musiciens et la star de la soirée. Miles Kane ne fera pas de présentation individuelle de ses musiciens comme le veut la tradition. On sera rassuré en fin de concert quand il saluera son public bras dessus, bras dessous avec ses musiciens.

On danse sur les excellents Without You et Love is Cruel venus eux aussi du dernier opus Sunlight in the Shadows, comme ensuite les Sunlight in the Shadows , Blue Skies, My Love et Walk on the Ocean.

 

 

Inhaler et le public chavire. Quel morceau ! Un peu plus tard c’est le Coup de Grace. Sur Never Taking Me Alive la salle est en ébullition.  Et sur Don’t Forget Who You Are, je vous raconte pas ! Allez si, je vous raconte. Un beau moment de communion avec le public qui chante à l’unission « Throw out the old doubts /We won’t let our worries dictate who we are/ La-la-la-la-la/ Don’t forget who you are ! ».

Miles Kane et son groupe quittent la scène et le public continue de chanter « La-la-la-la-la / Don’t forget who you are !!!». Quand il revient, Miles Kane, manifestement très heureux, poursuit le morceau avec le public.

C’est beau, comme un moment hors du temps.

Et pour finir en apothéose, on s’époumone sur l’incontournable Come Closer. Après 1h15 de concert mené tambour battant, Miles Kane tire sa révérance le visage heureux.        

Décidément quel talent ce Miles Kane !