Album du mois – Slow Riot – G.A.D

Release Date: 15 novembre 2019
Label: Straight Lines Are Fine Records

 

We’re pleased to present our album G.A.D. This work is dedicated to all those who supported us in the four years that Slow Riot was. Thank you and God Bless. SR x

 

Originaire de Limerick, le quatuor irlandais Slow Riot s’inscrit dans le sillage de la nouvelle vague post-punk britannique incarnée par Shame ou IDLES. Après une série de singles particulièrement prometteurs, le groupe publie finalement son premier album… qui sera aussi son dernier.

La sortie de G.A.D laisse en effet un goût amer : Slow Riot s’est séparé l’an dernier, peu après la fin de l’enregistrement du disque. Une disparition prématurée pour un groupe dont la reconnaissance ne cessait de grandir, notamment grâce à des concerts partagés avec Preoccupations, The Twilight Sad ou encore Mission of Burma.

L’album a été enregistré au Savage Sound Studio de Hastings avec le producteur Kevin Vanbergen, collaborateur régulier d’artistes tels que Pixies, The Maccabees, Dinosaur Pile-Up, The La’s ou Biffy Clyro.

Dès les premières mesures, Slow Riot affirme son goût pour la face la plus sombre du post-punk. Trophy Wife ouvre l’album avec énergie : une ligne de basse tendue et des guitares ciselées qui résument parfaitement l’identité sonore du groupe.

Changement d’atmosphère avec A Lighthouse, morceau plus nuancé dans lequel la voix de Niall Clancy évoque une chanson d’amour mélancolique qui n’aurait pas dépareillé sur un album de The Chameleons.

Le troisième titre, Betrayed, relance la tension avec un nouvel assaut sonique incisif.

Tout au long de l’album, l’influence de figures majeures du post-punk telles que Interpol, Joy Division et The Cure se fait sentir. L’empreinte de The Cure apparaît particulièrement évidente sur Heaven’s Daughter et Burn in the City, où les mélodies mélancoliques et les superpositions de guitares créent une atmosphère dense et hypnotique.

L’album forme un ensemble cohérent de titres oscillant entre désespoir et frustration, mais aussi entre amour et foi en l’avenir. Unkind s’impose comme une véritable pépite, tandis que Pink December évoque une hypothétique piste cachée sur Pornography de The Cure.

Mr Inconsistent clôt ce disque avec une intensité émotive particulière, marquant la fin d’un groupe qui semblait pourtant promis à un avenir radieux.

G.A.D constitue ainsi une superbe conclusion, une sortie élégante pour une formation dont la trajectoire aura été aussi brève qu’intense.

La pochette de l’album a été réalisée en collaboration avec l’artiste irlandais Darragh Dempsey.

L’album est disponible en téléchargement payant sur Bandcamp.